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06
Juin-2017

Pourquoi j’ai choisi le voyage – les débuts de ma vie d’aventurière

On me demande souvent comment j’en suis arrivée à voyager. On me le demande tous les jours, comment et pourquoi, qu’est-ce qui m’est arrivé pour que j’en sois là aujourd’hui. Parfois avec admiration, parfois avec mépris, on m’accuse de fuir ou on projette sur moi des idées de super héros. Il m’a fallu plusieurs années pour comprendre réellement ce qui s’est passé, le cheminement que j’ai suivi. Il y a quelques jours j’ai reçu un email d’un voyageur en devenir qui m’a écrit les plus beaux mots que l’on m’ait jamais adressés : ‘’merci d’avoir osé’’. J’ai pleuré comme une madeleine et j’ai écrit ce texte. D’une traite, sans quitter mon ordinateur ne serait-ce qu’une minute, tout est venu naturellement, j’avais à peine conscience de mes doigts qui couraient sur le clavier. En le relisant, je me suis demandé si j’avais le droit de le publier. Est-ce qu’on a le droit de dire ce que l’on pense vraiment ? Avec les mots qui sortent, sans fioritures, sans retenue. Juste laisser les idées émerger malgré la dureté de certaines d’entre elles ? Est-ce qu’on a le droit d’avoir un blog de voyage qui parle d’autres choses que de comparatifs d’avions pas chers ou des meilleures Ghesthouses à Chang Mai ? Je ne sais pas vraiment, mais je m’accorde le droit.

blog voyage et liberté

Les Débuts d’une aventurière fauchée

 

On ne peut pas dire que j’ai un jour aimé l’école. On peut même assez facilement prétendre que j’étais une mauvaise élève. Je n’ai jamais dit un mot plus haut que l’autre, je n’ai jamais manqué de respect à mes professeurs, ni même à mes camarades, mais je n’ai jamais fait le moindre effort pour les contenter non plus. J’en faisais le moins possible, autant pour les cours que pour la sociabilisation : je passais mon temps à regarder par la fenêtre, assise au fond de la classe, à attendre que ça passe. J’ai passé dix années à m’ennuyer ferme.

J’y ai vécu différentes périodes, suivant les années et les lieux où j’ai habité. Quand j’étais petite, avant mes dix ans, je vivais à la campagne. Je me rappelle que l’école m’intéressait presque, mais que j’y étais souvent malmenée par les autres enfants. Principalement parce que je refusais de me défendre, mais aussi à cause des origines de ma mère et du statut de ma famille, du divorce de mes parents. Aujourd’hui que le divorce est presque la suite logique du mariage, ça peut être difficile à concevoir, mais il y a vingt ans c’était peu répandu et le fait d’en venir était préjudiciable. Plus que tout, j’étais la seule arabe du collège. Pour l’anecdote, qui me fait rire aujourd’hui, je venais d’un village qui s’appelle ‘’Vers chez les Blancs’’. J’avais néanmoins quelques amis et ces années se passèrent sans grand drame.

Vient l’adolescence, les premiers rendez-vous et les cœurs brisés qui vont avec, les premiers examens importants, le stress qui monte. Je crois que c’est là que ça a commencé à se compliquer pour moi socialement. Je ne comprenais plus mes camarades, leurs intérêts débiles, leurs dictats, et ils me le rendaient bien. Mes allures de geek, ma trottinette, mon intérêt pour les livres et pour l’art n’arrangeaient pas vraiment mon cas. Cette époque a néanmoins été sauvée par une rencontre miraculeuse, celle de mon premier petit ami. J’avais 14 ans et c’était la première fois que je côtoyais quelqu’un d’un peu différent. Nous partagions de nombreuses révoltes et le même désir de bonheur, de plénitude. Nous étions de la même espèce, à la différence que lui refusait catégoriquement tout compromis. C’était un OVNI comme moi, mais en plus assuré, en plus intelligent, en bien plus cool aussi. Nous nous sommes côtoyés de manière tout à fait insolite, et très vite, je liais mon destin au sien. Les années passées à ses côtés m’ont permis d’émerger, de m’affirmer à mon tour. Si j’en parle ici, c’est que je sais, qu’indirectement, il en est pour beaucoup dans la vie que je mène aujourd’hui.

Ma dernière année scolaire fut la plus controversée. Les cours donnés ne m’intéressaient pas le moins du monde. Quel intérêt à l’algèbre, au théorème de Thalès, à savoir parlementer du gouvernement en allemand. Quand, où, dans quelles circonstances de ma vie quotidienne, j’aurais à me servir d’un compas ? J’avais toujours eu un certain respect pour mes professeurs, mais d’un coup, je n’avais plus l’impression qu’ils n’apporteraient quoi que ce soit à ma vie future. J’avais même le sentiment qu’on essayait d’entrer de force dans mon esprit des idées qui n’étaient pas les miennes. Je trouvais toutes les astuces pour manquer l’école, j’y allais le moins possible. À la place, je passais mes après-midis à faire de la photographie ou à écrire, mes matinées à dormir ou regarder des séries télévisées. Pour dire, j’y ai passé tellement peu de temps qu’en une année, je ne connaissais pas plus de la moitié des prénoms des autres élèves.

Quelques mois avant la fin de l’année, un vieux monsieur en costard est venu dans ma classe. On nous avait prévenus qu’il allait venir, qu’on pourrait lui poser des questions quant à la suite, aux formations possibles, qu’on aurait enfin quelques réponses. C’était une visite importante pour moi, pour une fois j’étais arrivée en avance au collège. Je me rendais compte qu’il se tramait des trucs après l’école, que ça n’aurait pas grand-chose à voir avec tout ce que j’avais vécu jusque-là. Il y avait un grand flou, beaucoup de possibilité et d’ouverture, mais en même temps trop de restriction et pas vraiment de garantie. J’avais besoin d’aide pour en prendre la mesure, je voyais cet homme comme un appui.

Mais au lieu de ça, il nous a fait remplir un questionnaire débile censé nous orienter dans le choix de nos futures professions. Ça fait plus de huit ans aujourd’hui, mais je me rappelle ce jour comme si c’était hier. Je lui ai répondu que je n’avais pas besoin de remplir tous ces papiers, que moi je voulais être photographe ou écrivain, comédienne au théâtre ou alors faire un truc pour aider les gens. Il m’a répondu avec un certain mépris que ce n’était pas des métiers ça, et m’a commandé de remplir ce papier comme les autres. J’ai dû céder, mais j’étouffais de colère et de consternation.

Quelques semaines plus tard, nous recevions les résultats. Dix pages de calculs pour nous dire qui nous allions devoir être pour les cinquante prochaines années. Le verdict tombait d’un coup : policière ou employée de commerce. La peste ou le choléra, le choix entre la pendaison ou la noyade, entre Le Pen et Macron. Il a choisi pour moi : – ‘’ bon, j’imagine que vu tes origines, ça ne sera pas policière.’’ en dix minutes, son affaire était bouclée. J’avais une semaine pour remplir une lettre de motivation, trois mois pour trouver une place de travail. Le plus dérangeant, c’est qu’à l’époque, ce traitement me paraissait presque normal.

Je suis restée à ma place, un peu déçue et déboussolée, mais je n’ai jamais rien dit de cette histoire. Avec le recul, je m’en suis voulu, mais qu’est-ce que j’aurais pu faire ? Comment répondre ? Que dire ? À l’époque, j’avais quinze ans et la répartie d’un flocon d’avoine. C’était sa chance. Aujourd’hui, je jure que les choses seraient différentes. Je hurlerais comme un porcelet, je retournerais la classe entière, je ferais pipi sur sa petite mallette et laisserait macérer son beau costard dans les toilettes. Mais pour l’heure, on m’avait toujours appris à écouter les adultes, et leurs conseils.

Dans ce monde où seule la surface compte, où l’on favorise la forme au fond, ce conseiller d’orientation (d’une pitoyable incompétence) était censé détenir la vérité. Au même titre qu’un journaliste, qu’un politicien ou un homme d’affaires, dans l’idée générale. Comment m’opposer à ses propos ? Surtout quand il les prononce avec tant d’aplomb et sur un ton qui ne me permet pas la réplique.

À l’époque je ne le savais pas encore, mais cet événement deviendra un moteur, la cruauté de cet homme, la violence de ses propos, un avertissement. Je n’avais toujours pas une grande idée de la vie qui m’attendait, mais j’avais compris que les autres non plus, pas même ‘’les grandes personnes’’. Il a, de manière extrême et définitive, décrédibilisé l’adulte à mes yeux. Ce jour-là, j’ai compris que l’âge n’est pas garant d’intelligence, pas plus que de respect ou d’audace.

‘’Ok, les adultes c’est mort’’, je me disais. Mais un trouble naissait du fait que je ne trouvais pas non plus mon salut dans les gens de mon âge. J’évoluais auprès de crétins bornés, de jeunes gens qui ne voulaient surtout pas se prendre la tête. J’ai passé ma postadolescence à errer avec eux d’un fastfood à celui d’en face, d’une soirée débile à la suivante. Chez nous on est blasés à dix-huit ans, mais on s’occupe comme on peut. On est fascinés par les abrutis de la télé-réalité, des clips, par n’importe quel écran. On fait tout pour être le plus cool possible, on répond à tout un tas de codes complexes et débiles, que d’ailleurs on ne comprend généralement pas nous même. On écoute de la musique bruyante de groupe en vogue, pas vraiment talentueux.

Des fois on sort. Est-ce qu’il faut vraiment que je décrive l’ambiance des bars ou des boîtes de nuit le samedi soir ? On se prépare durant des heures pour être la plus bonne possible, on met tous nos efforts dans une beauté factice, vulgaire. Pour ces messieurs c’est pas vraiment mieux. Ils passent leurs soirées à se défier ou se regarder en chien de faïence. Personne ne sait ce qu’il fout là, alors on se retourne la tête avec tout ce qu’on trouve, pilule, alcool, sexe, qu’importe. On trébuche et on rigole, on vomit et on ne s’excuse pas, parce que c’est presque cool de vomir. Aujourd’hui on immortaliserait même cet instant avec un smartphone. Et tout ce cirque avec l’argument que la vie est courte, et qu’il faut en profiter. Quelle connerie !

Dans l’idée générale, c’est plutôt cool d’être un rebelle, d’avoir des habits troués et de rentrer délabré de soirée. Mais lundi matin on retournera tous sans faute au travail, comme des pantins. On retrouvera notre bureau terriblement dépourvu de vie.

D’ailleurs le bureau… Son seul souvenir me fait horreur. Cet éternel confinement entre l’ordinateur, le pupitre et la machine à café. Avec toujours les mêmes dossiers, le même silence rompu par des conversations laconiques, la même horloge qui n’avance pas.

À l’usure mon conseiller d’orientation m’a eue, je l’ai trouvée cette place de travail d’employée de commerce. Je garderai éternellement un souvenir mortel de cet endroit, littéralement, j’avais l’impression d’évoluer au milieu de personnes mortes. Un joli bâtiment neuf, rempli de zombies modernes, des gens rassis et fatigués, qui viennent ici presque plus par habitude que par obligation. Quelle violence. Je me rappelle de quelques-unes de mes collèges avec lesquelles je me suis sincèrement liée, que j’aimais énormément, et qui m’ont aidée à me sortir de là. Ces anges qui m’ont fait comprendre que je n’avais rien à faire là, que je pouvais encore faire quelque chose de ma vie. Pour tous les autres, je nourrissais une haine toute aussi profonde. Ces poulets d’élevage, incapable de s’intéresser à quiconque ou à quoi que ce soit.

Aujourd’hui la haine s’est transformée en désolation, presque en pitié. Comment ils font ? Qu’est-ce qu’ils ont dans la vie ? Comment ils arrivent à se lever le matin ? Pour ceux qui aiment leur travail, je comprends. Mais pour tous les autres ? Des fois je me sens minable de penser ça. Je me sens flemmarde et lâche, je m’en veux d’être si exigeante envers la vie. Des fois, encore aujourd’hui, je me sens coupable.

Mais je ne peux pas concevoir qu’on puisse accepter cette vie-là ! Neuf heures par jour, cinq jours par semaine, quatre semaines par mois, onze mois dans l’année, cinquante ans dans une vie !! Près de 100’000 heures à répéter les mêmes gestes, les mêmes actions, sans réelle envie. Certains se consolent des quelques jours fériés dans l’année, de leur mois de vacances, de leur congé parental ou, pire, de leur retraite. Comment ça peut leur suffire de savoir qu’à soixante-cinq ans (si ça ne change pas jusque-là), ils seront libres de leurs journées ? Même les fonctionnaires qui la prennent à cinquante ans, quel intérêt ?! Comment on peut vivre sans même se rappeler de la dernière fois que l’on a fait quelque chose pour la première fois ? Quel holocauste de la vie.

Ils répètent qu’ils n’ont pas le choix, que si tout le monde était comme moi, le système mourrait. Qu’ils ont des enfants à nourrir, des crédits à payer. Que je suis jeune et inculte, que je verrai dans quelques années. Ça fait des années maintenant, je ne le comprends toujours pas. Qu’on s’entende : je n’ai rien contre le travail. J’ai bien conscience que le travail est nécessaire, qu’il est même une vertu. J’ai conscience aussi que si les jeunes le refusent, la société, telle qu’elle est érigée actuellement, ne tiendra pas longtemps. Mais de un, une société ça peut évoluer. Et de deux, surtout, il y a travail et travail. Je crois sincèrement que la majorité des emplois du secteur tertiaire n’ont aucune valeur et ne permettront jamais à un être humain de s’épanouir. J’entends par là tous les métiers de la vente, de la finance, des assurances, toutes les secrétaires, les comptables, tous ceux qui ne produisent jamais rien de concret. (Ça m’fait penser à la Petite Léonine de K)

J’ai aussi du mal avec l’idée générale que le travail que l’on exerce définit notre valeur en tant qu’humain. C’est la première question que l’on pose en rencontrant quelqu’un : ‘’qu’est-ce que tu fais dans la vie’’. Sa réponse nous permet de le situer dans l’échelle sociale, de nous faire une idée très précise de la personne qu’elle est, avant même de lui avoir réellement parlé. Est-ce qu’il faut vraiment que je précise que ma valeur va bien au-delà du métier que je pourrais exercer ? J’ai l’impression d’écrire quelque chose de tellement sensé que c’en est débile de le relever. J’aimerais qu’un jour la première chose que l’on demande à quelqu’un soit : ‘’qu’est-ce que tu aimes faire dans la vie ? Qu’est-ce qui nourrit tes journées ?’’. Je m’y engage.

Aujourd’hui j’ai trouvé des débuts de réponse à mon malaise face au monde du travail, mais à l’époque je n’y comprenais rien. Et cette incompréhension m’a vraiment pesé. Quelle agressivité je contenais, quel trouble, quelle douleur.

Au début de mon apprentissage, je me rassurais en me disant que, pour ma part, ça ne serait que trois ans. Trois ans de formation, le temps de passer ma majorité et de partir bien loin de cette misère. Je me retrouverais avec un diplôme assez intéressant en Suisse, qui m’ouvrirait plusieurs portes pour la suite de ma carrière. Mais trois ans. Trois ans quand tu en as seize, c’est long.

Malgré ça, j’ai essayé. La pression sociale, familiale, la peur d’être rejetée comme motifs principaux. Mais après trois mois j’entrais en dépression, après six mois mon corps me lâchait, après neuf mois j’ai arrêté de parler et de me nourrir. Gentiment je me suis isolée, séparée de mon petit ami de l’époque, mon acolyte adoré. De mon père aussi. J’en arrivais à me sentir perdue au sein de ma propre famille.

J’arrivais à bout de tout. J’étais rachitique, d’une pâleur inquiétante, mon corps menaçait de s’effondrer à chaque pas. Il me serait impossible de décrire aujourd’hui ces mois d’errance mornes, la précarité dans laquelle je me suis retrouvée. Je suis passée d’un psychologue à l’autre, d’un médicament à l’analogue plus puissant. Au final mes émotions étaient tellement domptées que je ne ressentais plus rien. Je me rappelle de ce vide ce vide ce vide, tout autour de moi. Pour la première fois de ma vie, je pensais sincèrement qu’il valait mieux être morte.

J’ai reçu plusieurs avertissements au travail. Les directrices ont même convoqué mes parents, inquiets et impuissants. Personne ne comprenait. Comment c’est possible d’être dans un état pareil alors que tout le monde y arrive ? Que les autres le font bien, eux. Je ne comprenais moi-même pas ce qui se passait. J’étais incapable d’expliquer comme cet endroit me rongeait. Mon dieu, ces autres, je les ai tant haïs. Qu’est-ce qui cloche chez moi ? Comment je vais réussir ma vie ? Je suis minable, je me déteste. J’ai été voir un énième psychologue, je pensais être folle, au moins bipolaire ou autiste, sûrement plus. C’est là que le terme est tombé : hypersensible. Juste ça. Tout ça pour ça ? Juste parce que je suis un peu trop sensible ? Nom de dieu !

Il était drôle ce psychologue. Il avait la voix cassée, on entendait à peine ce qu’il disait. Je crois qu’il avait eu un accident par le passé. C’est pour ça que je l’avais choisi à l’époque, il était aussi un peu mal foutu. Un peu boiteux. Il m’a mis un livre entre les mains : ‘’les gens qui ont peur d’avoir peur’’ d’Elaine Aron. Je crois que c’est ce livre qui m’a sauvé la vie. Pour la première fois j’ai su ce qui se passait dans mon cerveau, j’ai appris que je n’étais pas folle. Ok, j’étais un peu bancale, mais bancal ça va, bancal c’est même bien. Aujourd’hui j’associe volontiers cette sensibilité à la phrase d’Into the Wild : ‘’la fragilité du cristal ne le rend pas faible, il le rend délicat’’.

Ce livre était devenu ma bible. Comme un manuel de survie, un évangile pour gens bizarres. J’y puisais conseils et secours. Grâce à lui j’ai appris à connaître mes limites, à me ménager, mais surtout, j’ai compris qu’il y en avait plein des comme moi. Que cette particularité, si elle était apprivoisée et travaillée, pouvait devenir une richesse infinie, une réelle force. En écrivant ces lignes, je pense au dernier verset de la chanson ‘’Loterie’’ de Fauve. J’ai éclaté mon poing sur la table et j’ai refusé de me résigner.

Un jour, ça a été le jour de trop. Il ne s’est rien passé de particulier, c’était juste trop. J’ai donné mon congé sans prévenir personne. En un éclair, sans autre forme de procédure, sans demander l’avis de quiconque. Mon cerveau tournait en boucle depuis plusieurs semaines, répétant ce mot-là : démissionne ! démissionne ! démissionne ! démissionne. J’ai écrit une magnifique lettre (bah oui, j’étais employée de commerce), et l’ai apportée à ma directrice. J’ignore encore aujourd’hui d’où m’est venu cet élan, de quel ultime instinct de survie.

Quelle libération j’ai ressenti, ça fait bientôt cinq ans, mais je me rappellerai toute ma vie de ce jour. Le 28 aout 2012. Je sais, d’une manière confuse, que l’origine de ma vie d’aventurière se situe là. Je suis rentrée à la maison et j’ai avisé ma mère. La nouvelle ne l’a pas enchantée, peut-être parce qu’à l’époque j’étais incapable d’en expliquer les raisons. Il faut dire que l’adolescence ne m’a pas franchement réussi, pas plus que sa quarantaine. Le dialogue entre nous était coupé depuis plusieurs années. Une grosse dispute a éclaté, des mots qu’on ne devrait même pas réserver à son pire ennemi ont été dits, des deux camps. J’ai fait mes valises et j’ai quitté la maison. On ne s’est plus vues durant des mois, des années.

Aujourd’hui, avec tout le recul du monde, j’arrive à comprendre sa position. On vivait, et c’est toujours le cas, dans des réalités très différentes. Dans son monde, dans ses vérités, mon agissement était dangereux, débile et irrespectueux. De mon côté, sa réaction était une attaque sans équivoque à la personne que j’étais. Nous étions incapables d’empathie tant le fossé qui nous séparait était profond. Au fond, sa réaction était de l’inquiétude et la mienne, un besoin de soutien jamais ressenti.

Il y a une phrase qui me plait beaucoup, et que je me répète à chaque fois que l’on me fait une critique : ‘’tout reproche est une demande d’amour non formulée.’’ je crois que ces mots sont la base d’une communication respectueuse et non violente.

Je reçois parfois des messages de jeunes qui me demandent comment j’ai géré la réaction de mes parents. La vérité c’est qu’il n’y a pas de recette miracle. À l’époque je répondais avec maladresse – ‘’Qui m’aime me suive, s’ils ne m’acceptent pas ils n’ont rien à faire dans ma vie’’. Aujourd’hui je répondrais plutôt que la communication est la clé. Que leur agacement ou leur agressivité n’est que la conséquence directe de leur peur, et donc de leur amour. Et une peur, ça se rassure. Avec des mots, le plus souvent. Voilà, je dirais qu’il faut préparer ses arguments. Même si malheureusement, souvent, ça ne suffit pas.

Il y a peu de chance qu’ils le comprennent du premier coup, c’est dur, c’est bien le problème de ma génération : nous ne voulons pas de la vie que nos parents ont imaginée pour nous. Je crois que c’est l’une des plus dures épreuves du voyageur en devenir, ou de n’importe quelle personne qui choisit une voie marginale ; on doit être prêt à renoncer à la reconnaissance de nos parents. Pour ma part, j’ai eu la chance d’avoir l’appui de mon père, mon premier supporter, mon allié dans la vie. Je crois que cette aventure nous a beaucoup rapprochés. Il était le seul à me soutenir depuis le début, le seul à m’encourager sachant même que je n’avais pas encore toutes les cartes en main. Avec ma mère ça a pris plus de temps, mais je sais qu’aujourd’hui elle est aussi très fière de moi. Le temps est un allié.

Quand j’ai quitté mon emploi on était à la veille des examens, et par fierté, j’ai quand même voulu les passer. Je voulais me prouver que j’en étais capable, que ma décision n’était pas une action de lâcheté ou d’incapacité, mais de courage. Il fallait que je les réussisse pour affirmer que cette vie de bohème était un choix, et qu’il faudra que j’en assume les conséquences. Toutes les conséquences. J’avais déjà bien commencé : j’avais 18 ans et cinq jours, un gros sac sur le dos et à peine trois cents francs de côté. Plus de maison, plus de formation, plus de mère. Je m’étais tant isolée durant cette année que je n’avais plus aucun ami non plus. Les mois qui ont suivi ont été un combat pour ressortir la tête de l’eau. Ce fut un lent et progressif retour à la vie, un courageux tour de force.

S’en sont suivies deux années d’errance et de recherche. J’avais une idée très précise de ce que je ne voulais pas, mais plus vraiment d’idée de ce que je voulais. J’ai exercé une dizaine de métiers, déménagé une dizaine de fois aussi. J’ai essayé tant bien que mal de me faire ma place dans ce monde qui ne voulait pas de moi. J’avais l’impression d’être un poisson rouge remontant le courant, de commencer une partie de poker avec des cartes qui manquent. Je travaillais beaucoup, parfois plus que la moyenne, mais je ne gagnais pas grand-chose. J’occupais souvent dans des postes un peu débiles, mais malgré ça, j’étais libre de mes mouvements. Je n’avais pas de contrat restrictif, je changeais de travail comme je le voulais, je pouvais partir à tout moment. Je crois que c’est ça que j’aimais et qui m’est encore très précieux aujourd’hui : si tu m’appelles et me proposes un projet, on peut commencer demain. Même s’il est à l’autre bout du monde, deux trois coups de fil et je suis prête.

La rencontre du voyage – fin 2014

C’est d’ailleurs ce qui s’est passé. Bon, je ne suis pas sûre que l’on puisse appeler cela un projet, mais un jour, sur Facebook, j’ai lu le post d’un chanteur français que j’aimais beaucoup. C’est un peu un rebelle, il médisait ses fans pour leur manque d’implication dans ses concerts. Je ne sais plus de quoi parlait le post exactement, mais il relevait le fait que les gens ne s’impliquaient plus dans rien, qu’ils dédiaient leur vie à des activités vaines, que plus personne n’était capable de folies.

Je ne sais plus pourquoi, mais son coup de gueule avait éveillé ma curiosité, j’ai décidé de lui répondre. Je lui ai envoyé un message tout aussi con, et lui m’a lancé un défi : ‘’je ne sais pas où tu vis, mais je te donne rendez-vous demain à 18 heures à cette adresse, si tu y es, je t’invite volontiers à boire une bière.’’ Puymirol, perdu dans la cambrousse au sud de la France. Est-ce qu’il y a vraiment des gens qui vivent là-bas ?! Je lance la recherche sur Google Maps et me rends compte qu’il y a plus de huit-cent bornes, qu’il est déjà 18 heures, que je dois aller au travail le lendemain. Je décline l’offre et entre en classe.

À l’époque je travaillais pour un courtier en assurance et j’avais repris mes études en cours du soir. Je faisais un rattrapage pour avoir le diplôme du gymnase (le bac), pour ensuite pouvoir devenir éducatrice sociale. J’avais choisi ce métier parce qu’il était humain, parce que c’est la chose que je fais le mieux dans la vie. Qu’importait qu’il me faille faire sept ans d’étude, au moins, mes journées auraient un sens. Cette pensée me paraissait sensée, les gens étaient contents quand je leur parlais de ce projet.

Sans m’en rendre compte, je retournais gentiment, dangereusement, dans ce système qui me faisait tant horreur. Je travaillais de 10 à 17 heures dans un bureau et de 18 à 21 heures j’étais à l’école. Les deux activités qui quelques années plus tôt me dégoûtaient le plus. À midi je mangeais un sandwich sur le pouce, et le soir, trop épuisée pour cuisiner, je mangeais un bol de corn flakes en m’endormant devant la télé. Sortir du système est un combat, mais il ne s’arrête pas à ça. Le défi est de ne pas y replonger. Il faut beaucoup de passion et une attention constante pour ne pas renier ses rêves ni ses valeurs. Pour ne pas se laisser embarquer sur une voie qui n’est pas la nôtre. Quelquefois, encore aujourd’hui, j’ai peur que les forces me manquent et de finir par me résigner.

Sans le savoir, ce gars avait lâché une bombe. J’ai passé l’heure de français à cogiter, celle d’informatique à réserver un covoiturage (pour la toute première fois de ma vie), puis celle d’allemand à préparer un mail pour mon employeur. Le lendemain matin j’ai pris la route pour Toulouse, comme si de rien n’était. J’ai raconté mon histoire au conducteur qui n’en revenait pas, c’est devenu un ami que je vois encore aujourd’hui.

Je suis arrivée à Toulouse en début d’après-midi. C’était l’une des premières fois, si ce n’est la première, que j’allais quelque part seule. J’avais entendu tellement de choses sur cette ville, ma mère m’avait mis en garde qu’il y avait eu une fusillade quelques mois auparavant, j’étais paniquée à cette idée. J’entrais dans le métro pour rejoindre la gare, je serrais mon sac à dos dans mes bras, j’étais persuadée que j’allais me faire braquer. À chaque fois que je croisais un Arabe, bien qu’étant moi-même Algérienne, j’avais peur qu’il m’attaque. J’avais vingt ans et passé trop d’années à regarder le JT sur les chaines françaises. Je n’avais aucune idée de la réalité du monde dans lequel je vivais.

Au fil des minutes, voyant qu’il n’y avait pas de danger, je me détendais. On était au mois de novembre, on avait depuis plusieurs jours de la neige en Suisse, mais ici le soleil brillait. Il faisait même chaud. J’avais une heure à tuer avant d’embarquer pour un second covoiturage. À l’époque, faire du stop n’était même pas envisagé. Je marchais dans la rue et les gens étaient souriants, joyeux. J’aimais beaucoup cette ville et l’ambiance qui y régnait.

Après quelques heures, entre voiture et marche, je suis arrivée au lieu de rendez-vous. Il était 17h59, la ponctualité Suisse. J’ai rencontré ce garçon, on a bu notre bière et passé la soirée ensemble. Plus les heures passaient et plus je me sentais mal à l’aise. Ce gars-là, bien que bourré de talent, contenait une colère en lui, qui aujourd’hui encore me déconcerte. Je crois qu’il ne faudrait jamais rencontrer ses idoles.

J’avais un peu d’argent encore et je décidais de passer quelques jours à Toulouse, tant la ville m’avait plu. J’ai repris le métro en direction du centre, et cette fois-ci, vous allez rire, on m’a volé mon sac. Plus de porte monnaie ni de passeport, plus aucune affaire ni habit de rechange. Plus rien. Mais contre toute attente, ça allait. Ce qui me terrifiait le jour d’avant, aujourd’hui, ne me paraissait plus si grave. Je ne saurais expliquer cette insouciance nouvelle. J’avais juste le sentiment profond que ça allait aller. Je suis descendue au centre-ville et je suis passée devant un groupe de musiciens de rue, qui, ironie du sort, jouaient une chanson de l’artiste rencontré la veille. Ils avaient une petite pancarte avec écrit ‘’on ne mord pas, venez discuter’’. J’écoute toujours les pancartes.

À la fin de leur morceau, je les ai rejoints. Ils étaient quatre, début de la trentaine, des dreadlocks plein les cheveux. Je leur ai raconté mon périple et ça les a bien fait rire. Ils ont repris leur concert et m’ont invitée à jouer avec eux. Je ne connais aucun instrument et ne sais pas chanter, alors je fais de l’œuf ! Parfois du triangle, ça dépendait des morceaux. Ils étaient tout doux, ils dégageaient une énergie et une bienveillance qui me surprenait. Je me suis demandé comment ils s’y prenaient pour être si heureux. À la fin du concert, ils m’ont proposé de passer quelques jours chez eux, mais j’ai refusé. Il fallait que je rentre chez moi, ça me paraissait soudain urgent.

L’un d’eux m’a proposé l’auto-stop, je lui ai demandé s’il était fou ?! Moins d’une heure après, j’étais à la sortie de la ville, un panneau ‘’Suisse’’ entre les mains. Ils sont convaincants ces voyageurs. Ils m’ont donné l’argent qu’ils ont gagné durant leur concert, une vingtaine d’euros et ont attendu un peu avec moi. Je tremblais, morte de peur. Une première voiture s’est arrêtée, j’ai serré très fort mes quatre anges et je suis montée. La conductrice avait l’air inquiète, elle me l’a exprimé. J’ai compris qu’elle avait autant peur de moi, que moi d’elle. Quelle bêtise. Je me demande à quel moment on a arrêté de se faire confiance les uns les autres. Elle m’a conduite presque jusqu’à Genève, dans un petit village frontalier. Elle aussi a été surprise en entendant mon aventure, elle m’a accueillie chez elle pour la nuit. Le lendemain elle m’a déposée dans une station-service à la sortie de Genève, en deux minutes j’avais trouvé une voiture pour Lausanne, deux heures après j’étais chez moi. Quelle vie j’avais vécue en trois jours !

Ces quelques jours m’avaient laissé entrevoir qu’une autre vie était possible. Tout ce qu’il me fallait c’était de l’adresse, de l’audace, et un peu de chance. Il n’y avait rien de très précis, encore moins de garanti, mais il y avait un équilibre possible quelque part, et il fallait que je le trouve. Il fallait que je le risque. Une énergie toute nouvelle m’habitait. Je n’avais jamais ressenti ça. Je me sentais forte, presque féroce. Je venais de goûter à la liberté pour la toute première fois de ma vie, et d’un coup il me paraissait primordial de me battre pour elle, de la défendre de toute mon âme.

Je m’étonnais des années qu’il m’avait fallu pour le comprendre. Une succession de petit rien avait entaillé la chaine et ce petit évènement improbable l’avait fait craquer. Quelle claque on prend quand on réalise que l’on n’a pas la vie que l’on voudrait. Qu’on a trop triché avec nos rêves, qu’on ne peut plus se mentir : qu’il faut partir. Le soir de mon retour, j’écrivais au directeur de mon école, puis à mon patron. La semaine d’après je quittais mon appartement. Quelques mois après, je partais sans un sou le pouce tendu vers la Norvège. Je quittais mes proches sans savoir la date de mon retour, j’ignorais même si et comment j’allais rentrer.

Départ pour le Cap Nord – Avril 2015 (sourire plutôt crispé)

La vérité est que vous n’avez pas le choix et que l’échec n’est pas envisageable. Comment pourriez-vous faire autre chose ? Tout le monde vous dira non, tout le monde vous proposera de changer, de faire autre chose, mais vous n’avez pas le choix. C’est un peu comme si quelqu’un vous suggérait d’arrêter de respirer. C’est peut-être une bonne idée, mais comment pourriez-vous arrêter de respirer ? » Hubert Mansion, tout le monde vous dira non.

Il y a eu d’autres crises, d’autres évènements et d’autres rencontres qui m’ont menée là, mais je te les raconterai un autre jour si tu veux bien. J’aurais assez de contenu pour écrire toute la nuit mais mon texte fait déjà dix pages et mes yeux brûlent. Si tu es arrivé jusqu’à ces mots c’est que tu es sûrement un personnage un peu étrange toi aussi. Je ne sais pas si c’est bizarre ou mal perçu de dévoiler sa vie privée comme ça sur internet, mais je crois que c’était important de le faire. Ne serait-ce que pour dire que je n’ai rien de spécial, rien de plus qu’un autre. Rien de plus que toi qui hésites à partir.

 

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Marion
Invité
Marion

Merci pour ton texte, je m’y retrouve. Une situation plus qu’enviable, un cdi, un bon salaire, bientôt une maison… Mais il y a quelque chose qui manque. Je ne trouve pas ma place et je me questionne. Est ce si fou de tout laisser et de vivre pour ce que J’aime : découvrir des humains? Je suis encore au début de mes reflexions, mais ton histoire me touche vraiment profondement… Merci.

Toto
Invité
Toto

C’est bizarre cette sensation Marion. Je m’y retrouve dans ton commentaire. Je ne te connais pas mais tes mots font partie de moi aujourd’hui. J’imaginais tellement de choses à la sortie du bac et aujourd’hui à 29 ans, je me retrouve dans le moule de la société et de temps en temps, de plus en plus souvent mon esprit y décroche. Je n’appartiens pas à celà malgré tout… je suis au bord du débordement alors que tout va bien, je pourrai être dans une situation bien pire… mais je ne suis pas dans le meilleur… Nos idées et nos envies… Read more »

Fanchon
Invité
Fanchon

Waaah.. Merci.. De ton authenticité.. De ta sincérité.. De ton courage d’être Toi et seulement Toi.. On ne se connaît pas.. Je te suis depuis quelques temps maintenant et glane tes aventures comme on glane des grains de pop-corn dans le fond d’un saladier.. Et j’aime beaucoup te lire.. Parfois je me demande comment tu fais, sans argent.. Parfois je me dis que c’est possible, et essais de m’en convaincre lorsque mon compagnon me dit que sans argent de côté on ne peut pas tout lâcher et s’en aller.. Malgré notre envie commune d’une autre vie sans interférence avec la… Read more »

Aurore
Invité

Quel texte … j’en ai lu les larmes aux yeux …

Xavier
Invité
Xavier

C’est vrai qu’elle écrit bien , la bougresse !

Fabie
Invité
Fabie

Je suis arrivée jusqu’a la fin, que dois je en conclure …je me retrouve dans ce que tu as écrit, ce decalage, cette incompréhension, ce monde fait de dictât. En pleine réflexion, recherche du soi, d’un nouveau projet Il me tarde de lire la suite !

Max
Invité
Max

Juste whaou!!! Tout ton récit est si profond et criant de vérité , je n ai pas ton âge mais franchement que j aurais kiffé de te rencontrer à l époque du lycée ( je l me serais sentie moins solo dans mes envies )parce que je me retrouve dans ton envie d autre chose , dans le fait que tout ce que l on te propose à cette période te paraît être à des années lumières de ce que tu es et ressens au fond de toi..moi , j ai opté pour suivre toutes ces paroles raisonnables en m… Read more »

Sarah-victoria
Invité
Sarah-victoria

Hello ! Je n’avais pas prévu de tout lire et puis finalement tu m’as embarqué avec toi. Je ne me retrouve pas forcément dans ce que tu dis, je ne suis d’ailleurs pas d’accord avec tout ce que tu dis, mais, juste waouw. Ca déborde tellement d’authenticité, ou de vérité, ou des deux. J’ai lu ton texte comme je lis un livre, Je t’ai vue, je t’ai imaginée, jeune et moins jeune, avec les uns et les autres. C’est drôle, je ne sais pas quoi te dire, mais j’avais envie de dire.

Merci pour ton partage : )

Morgane
Invité
Morgane

Merci de ce beau message, merci de mettre des mots sur mes émotions, merci de concrétiser nos idées et motivations. On aurait besoin de plus de gens comme toi, de plus de sensibilité et d’humanité. Je vais te suivre. A bientôt dans le monde. Morgane

Mathieu
Invité
Mathieu

Merci de me rappeler que je ne suis pas le seul humain différent !..

LUcie
Invité
LUcie

Waou… Tes mots me parlent énormément. Je vis une période très difficile et je me sens soudain moins seule. C’est donc possible d’aller mieux 🙂
Ce n’est que le premier article que j lis sur ce blog et je vais me faire un plaisir de parcourir les autres !

Annajo Janisz
Invité

Les messages que je viens de lire sont la plus belle récompense qu’un auteur peut recevoir. Parce que c’est indéniable : tu as un talent rare d’écriture, une plume qui fait tressaillir l’âme.

Crois-en une plume qui sait de quoi elle parle… Et qui a la chance de connaître, au-delà de la plume, l’être humain.

Cuidate, rayo del sol.

Alexandra
Invité
Alexandra

J’aimerais qu’un jour la première chose que l’on demande à quelqu’un soit : ‘’qu’est-ce que tu aimes faire dans la vie ? Qu’est-ce qui nourrit tes journées ?’’

Depuis quelques années je m’efforce de poser cette question là aux personnes que je rencontre parce que j’ai vu le jugement que les gens portaient sur moi par rapport à mon métier.
Mais les gens restent tellement bête quand on leur pose cette question ! 🙂

Cloé
Invité
Cloé

Ton texte me touche profondément… Je le lis depuis un hostel à Cusco et j’en ai les larmes aux yeux. Il est magnifiquement bien écrit et il ne pourrait en être autrement vu qu’il vient du coeur. Je m’y retrouve étonnement beaucoup mais ce qui me touche c’est ta volonté, la force,l’espoir que tu transmets ainsi que l’analyse des aspects qui clochent dans notre société. Je pense que nous sommes beaucoup à essayer de mettre le doigt et des mots sur ces problèmes et tu l’as très bien fait. Continue d’écrire ce que tu ressens, ce que tu es et… Read more »

Kathleen
Invité
Kathleen

Tu ecrit tres bien, et tu ne fait pas de faute ( comme moi je m’en excuse a l’avance ) je me retrouve dans ton recit ( l’envie de voyager voir ailleur ) . Mais je ne suis pas d’accord sur tout je trouve que parfois ton jugement semble un peu cruel, beaucoup de personnes sont heureuse dans leur travail meme si c’est dur et qu ils sont fatigué et que c’est parfois redondant. Je comprends que tu parles de boulots apbrutissant dans des bureaux, j’en ai fait et j’etais mauvaise car pas vraiment intéressé mais certains de mes collegues… Read more »

Sylvain
Invité
Sylvain

c’est très jolie comme texte, une belle écriture, Tu as trouver ton choix de vie, mais le respect des autres choix de vie que le tiens te semble difficile… J ai beaucoup voyagé, j ai été libre comme tu le dis, mais la liberté c est essoufflé pour moi, trop de voyageur aux propos idealiste sans réel fais par rapport à leur propos, la parole c est bien mais sans actions sa ne change pas le monde!!! je m épanouie aujourd’hui dans mon travail de « commerce », Et je respect mon ami qui est partis faire un tour du monde à… Read more »

Leslie
Invité
Leslie

Merci. Merck pour tes mots. Pour cet article. La vie est bien faite c’est pile ce que j’avais besoin d’entendre (enfin de lire) tu m’as aidée à prendre une décision, belle continuation à toi.

Melatonine
Invité
Melatonine

Bonjour Sarah Je me reveille en pleine nuit et navigue sur facebook. Je vois un lien partagé sur la page de Laura Marie et je suis tout de suite interpellée. Quelle audace. J ai quitté 9 ans de banque fin 2016 et ai voyagé depuis mars en mode plus confort avec des peurs encore ancrées. A 31 ans j avance pas a pas. C est moi qui vient d oser prendre un autostoppeur sans juger son facies et j ai pris du plaisir. Rebelle de la vie comme toi, petite fille modèle mais maline. Je séchais aussi les cours. Assez… Read more »

Imane
Invité
Imane

Toutes mes félicitations pour ces belles paroles, profondes et pleines d’émotions! Je te félicite aussi pour tout le courage que tu as dès ton plus jeune âge et pour l’envie et la rage de tout changer!
Il y a quelques mois, j’étais partie faire mes études à l’étranger mais dégoûtée de ne pas être dans mon élément j’ai décidé de revenir et tout recommencer ici au Maroc..
Un début pour tout changer, je l’espère.

Hâte de te lire pour tes prochaines aventures,
Imane.

Eva
Invité

Ton texte m’a fait beaucoup de bien en cette matinée, dix jours avant de finir mes études pour de bon, et aucune idée de quoi faire ensuite à part cette féroce envie de voyager.
Je vis à Toulouse, je suis à peu près certaine d’avoir vu le groupe dont tu parles (du côté de la rue du Taur et du Capitole).
Mille mercis pour tes mots, qui sont une vraie pommade.
J’ai hâte de lire tes aventures, réellement.

Bah
Invité
Bah

Tu as une écriture incroyable. Je me suis tellement retrouvée dans tes phrases…

Elsa
Invité
Elsa

Salut ! Très beau texte et merci de nous faire partager ton ressenti de la vie. Je suis dans une situation un peu similaire, il y a un an et demi j’ai pris un congé sabbatique ( je suis infirmière dans un CHU) , j’ai quitté mon appart, j’ai pris mon sac à dos et suis partie en voyage pour me retrouver (enfin !!! ), j’ai visité l’Australie, Bali, la nouvelle Zelande et la Polynesie française . Je suis maintenant de retour depuis un mois et demi et tout le monde me dit ce que je dois faire,ou je dois… Read more »

Emy
Invité
Emy

Tout mes respect; quel belle aventure ,Très beau texte.. Pour tout vous dire j’ai suis tombé sur votre page alors que je suis au bureau, je compte les heures; chaque jour qui passe est un supplice; je ne comprend que trop bien pourquoi vous avez fais ce choix; j’espere un jour avoir le courage de me lancée dans une aventure aussi enrichissante .. au passage moi aussi je suis algérienne.. Bonne continuation et n’abandonnée jamais..

Marion
Invité

J’adore et j’ai tout lu d’une traite… J’ai tout quitté il y a 5 mois mais avec des moyens financiers qui me sont un peu tombés du ciel au dernier moment alors que j’envisageait déjà le départ. J’ai beaucoup culpabilisé pour ma famille et à cause de ma grande sœur qui me reproche de tout abandonner,de gaspiller mon temps et mon argent, d’être irresponsable et égoïste. Elle a même coupé les liens avec moi. Je viens d’un milieu social très compliqué… Je n’avais jamais voyagé enfant et jamais quitté l’europe avant mon grand départ. Bref, tu as définitivement​ stoppé ma… Read more »

ALINE
Invité

Je n’ai pas de mots pour répondre à ce texte.
Je suis émue et reconnaissante d’avoir partagé un bout de chemin avec toi.
Plein d’amour <3

Fayssal
Invité
Fayssal

Merci pour la sincérité de tes mots.
Je te félicite… tu as su donner sens à ton « expérience de vie ».
Et au delà de juger de la justesse de tes choix, Il m’importe plus de congratuler ton courage de sortir de la bulle… un courage qui nous manque par une crainte inconnue !

Kago
Invité

Quelle belle écriture, quelle sensibilité… merci de te dévoiler avec tant e transparence, d’authenticité, de vulnérabilité… c’est une grande force et en cela tu m’inspires !
Merveilleux voyage à travers la vie, belle âme !

sabrine emran
Invité
sabrine emran

Merci pour ces mots, je salue ta liberté et ton âme insolite !

Marjorie
Invité
Marjorie

Quel bonheur de lire ton histoire … Tu as su trouver ce qui fait ton bonheur et surtout tu as saisie cette opportunité. Je me retrouve également dans ton histoire. J’ai toujours pensé au voyage, toujours voulu savoir ce que le Monde à à nous offrir. Après 4 années à y penser très régulièrement, j’ai décidé de me lancer. Évidement beaucoup étaient contre et ne comprenaient pas l’intérêt … Pire, ils m’ont mis des battons dans les roues ! Aujourd’hui ils ne font plus parti de ma vie. J’ai beaucoup voyagé, j’ai découvert des lieux que je ne soupçonnais même… Read more »

Gendron Sandy
Invité
Gendron Sandy

Sarah ou comment ecrire tout haut ce que durant des années j’ai ressentit tout bas..
Merci n’est pas assez fort !!
Je t’envoi ma gratitude pour la vie ^^, oui, je suis sur le point de vivre une aventure extra or dinaire, et ton blog est comme un signe, ..La synchronicité d’un temps qui nous echappe et qui bien souvent nous eveille à la réalité.
Je te suivrais sois en sur…

Sandy

Nadege
Invité
Nadege

Enorme texte, un grand merci pour ces lignes & un grand merci pour ton audace. J ai moi même tout quitté & ai pris la route de l Amérique du Sud, sans trop savoir ou j allais, qui j allais y rencontrer, ce que j allais découvrir. Le but étant simplement de rompre cet ennui mortel qui nous ronge l âme au fil des jours, mois, années lorsque nous ne sommes pas faits pour cette vie de chiens bien résumée par le « métro, boulot & dodo ». Je crois que ton texte résume très bien un sentiment croissant qui se fait… Read more »

Nadcerise
Invité
Nadcerise

et oui un peu étrange aussi… Je me sent ovni ! Mais je pense petit à petit qu’en faite c’est les autres les ovni même si il sont majoritaire! Sa ne me dérange pas mais j’essaie de comprendre pourquoi? Comment ? Ils acceptent cette vie vide de sens à mes yeux ! J’ai jamais compris la consommation pour combler le vide d’aboutissement ! L’illusion de la vie dans les des jeux vidéo… Et encore moins passer 8h par jour à travailler pour acheter des aliments qu’on aurai pas besoin d’acheter si on ne travaillez pas pour les cultivait… Un jour… Read more »

Guillaume Baux
Invité

il a fallu que je tombe sur ton post a la veille de partir,il a fait terriblement echo en moi ( ce n’est que peu dire!!) il m’as donné les dernieres billes pour lisser les dernieres peurs qui sont les miennes. je ne peut que te remercier profondement d’avoir posé des mots, d’avoir devoilé une partie de ta vie sans impudeur mais sans pudeur non plus. je reste intimement convaincu que tout le monde a cette flamme en lui que l’on choisi de suivre ou pas personne n’est fait pour l’esclavage systemique qu’il soit mental ou physique. et ton post… Read more »

Mimi
Invité
Mimi

Je dois vraiment être très très étrange alors car non seulement j’ai tout lu mais en plus j’ai hâte de découvrir la suite ! On n’a pas le même âge, une décennie de plus pour moi mais on a vraisemblablement la même âme^^ Tes mots résonnent tellement en moi… Si jeune et déjà une telle lucidité et tellement de profondeur. Garde cette « sagesse sauvage » qui t’habite, tu iras loin (tant dans ton voyage terrestre qu’intérieur). Belle route à toi

EMMA
Invité
EMMA

Magnifique texte, bravo ! Je passe une bonne partie de mon temps à lire la vie des autres, parce que la mienne ne me satisfait pas.J’ai parfois le sentiment de vivre par procuration et ça me donne une petite bouffée d’oxygène. Souvent je me dis que le plus fou ce n’est pas de quitter toutes ses attaches et de partir à l’aventure mais de rester accrochés à son rocher telle une moule et de survivre au lieu de vivre. J’admire ton courage et ta force de caractère, d’être capable d’aller au delà de tes peurs. Très peu de personnes sont… Read more »

Anick-Marie Bouchard
Invité

Je trouve ça plutôt bien que tu finisses par faire le même processus que tu m’as invitée à faire il y a quelques années… bon il en manque un peu et au vu du succès de cet article, je sens qu’il y aura une suite. Les gens aiment les coeurs ouverts, les âmes résilientes et transparentes. Certes, nos parcours sont très différents. Mais ce que je vois, c’est une certaine universalité dans la satisfaction que l’on a avec un travail qui ne signifie pas suffisamment pour soi et pour la société. Et ce qui me fait le plus plaisir, ça… Read more »

Alice
Invité
Alice

Tu ne devrais plus hésiter à publier ces textes là, c’est tellement bien écrit, sincère et rempli de vérités. Ça fait du bien de te lire. En ce moment je traverse le Canada en pouce et il n’y a rien de plus excitant que ces aventures où l’on ne prévoit pas ses lendemains. Je te souhaite de continuer à t’épanouir et de tracer ton bout de chemin comme tu le souhaites.
Et puis, être bancale dans une société malade c’est peut-être simplement la démonstration d’un esprit sain.

tom la tortue
Invité
tom la tortue

Je n’aime pas trop lire mais j’ai tout lu c’est que c’était très intéressant ou que je suis un peu étrange. Jaime les gens qui savent trouver leur bonheur et qui ont compris que le monde actuel cultive la peur. Au plaisir de relire tes histoires. De la Norvège aux Transsibérien au bateau stop … Je m’évade a travers un autre voyage.

Milla - La Galerie, blog de voyages
Invité

C’est bizarre, je me demande si les gens les plus attirés par le voyage ne sont pas ceux qui ont des origines « multiples » (ou qui ont conscience de les avoir en tout cas). Je me rend compte avec ton texte que c’est peut être sa qui m’a d’abord attirée dans la découverte de nouvelles culture, c’est en fait la découverte de soi-même. Cela m’a pris du temps de comprendre que j’étais là où j’étais censée être, n’en déplaise à certains. J’envisage le voyage différemment, pour ma part, j’ai besoin de rentrer retrouver un « chez moi », alors je fais des aller-retours,… Read more »

Lauriane
Invité
Lauriane

Belle energie mademoiselle!!
je suis partie moi même ya 10 ans a Madagascar en sac a dos, seule. J’avais 19 ans, bcp d’insouciance.. Les gens me disais qu’il ne fallait pas, que c’était dangereux etc… Non.
Le plus beau voyage de ma vie.
Je me retrouve bcp en ton texte, tu m’as redonné envie Sarah, tu m’inspire.. merci du fond du coeur.C’est reparti… bientôt…
Mille soleil sur ta route.
Merci Lauriane

Marie
Invité
Marie

Très beau texte. Je suis tombée sur ton blog un peu par hasard et j’y ai passé quelques heures à dévorer tes aventures. Ce texte reflète tellement mon état d’esprit. J’approche de la trentaine et je ne trouve pas ma place dans cette société. J’ai toujours été différente, j’ai toujours rêver beaucoup et ça dérangeait… Je ne sais plus ce qui me rendrait heureuse… Partir, rester, bouger,… Peut-être qu’un jour j’aurai le courage que tu as eu. Bonne continuation à toi, bon vent !  » Ne t’arrête jamais de rêver, seulement ceux qui rêvent apprennent à voler » est ma citation… Read more »

binchi antonio
Invité
binchi antonio

Merci pour ce texte touchant et vrai.
Merci pour la puissance de ton écrit.
Merci d’avoir mis des mots sur nos pensées.
Merci d’être aussi fou que nous.
Merci tout simplement.
Ludivine et Antonio.

Dalenda
Invité

Bonjour, merci pour cet article, vraiment!!! Je me retrouve beaucoup à travers tes lignes, et cela me donne un peu d’espoir, et d’audace…! Je sens que je suis dans un tournant de ma vie, et que je suis à quelques pas d’enfin faire quelque chose de mes dix doigts !! ….. est-ce pour fuir ? J’en sais rien. j’ai toujours vécu dans mon monde, avec ma propre réalité. Mais aujourd’hui, j’ai le sentiment d’avoir besoin de maniere vitale, de m’essayer à la conception de ma réalité…! La peur est récurrente, elle me coupe l’herbe sous les pieds et à chaque… Read more »

Thierry
Invité

Merci pour ce témoignage rafraîchissant. Tu t’es enrichis de mille façon et tu vas continuer à le faire. Tu as découvert que peu importe la destination puisque c’est sur le chemin que l’on apprend et que l’on se nourrit. Tu es une belle personne, une belle âme et tu apportes ta contribution au monde. Je vais continuer de te suivre car tu m’inspires. Ma modeste contribution à moi, tient en 2 mots : Go Vegan. Pour un monde meilleur.

Boris
Invité
Boris

Merci pour ton texte très intéressant. J’espère trouver ma voie comme toi dans la vie. Au plaisir de te lire.

Marc ve
Invité
Marc ve

Un grand merci pour ton témoignage, je ne peu que t’encourager à continuer. Tu m’as rappelé que je suis devenu un adulte mort. Ce n’est peu être pas trop tard. Tes billets me font l’effet d’un électrochoc. Merci d’avoir osé 😉

Marion
Invité
Marion

Merci pour le partage très intime d’une partie de ta vie. Je me suis reconnue à des moments, je travail actuellement dans un bureau et je ne suis pas heureuse, il me manque quelque chose. J’ai des idées mais je n’ose pas sauter le pas. Je vais partager ton histoire à mes proches car dans certains passage cela m’a fait pensé à eu.
Merci à toi

Greg
Invité

Je suis également arrivé jusqu’à la fin ! Merci pour ta sincérité, tes mots m’ont vraiment touchés… Continue sur cette belle lancée 😉

Geoffrey
Invité
Geoffrey

Salut miss, Il est 01h01 au moment où je commence à rédiger ce commentaire. J’emprunte pas à pas une voie similaire à la tienne, et découvrir des pages comme celle ci me fait beaucoup de bien. Je suis actuellement en haute savoie pour un job saisonnier, et commencerai à marcher à la fin de l’été, autour du mont blanc pour commencer, puis vers saint jacques. Je vais m’essayer à l’auto stop aussi, comme tu l’as fait à l’époque, et suis mort de trouille rien qu’à cette idée. Mais j’en ai quand même envie. Bref, merci pour ton partage et longue… Read more »

DAMA
Invité
DAMA

Voilà, je suis arrivé au bout de ton texte, aussi émerveillé sans doute que peut l’être un enfant qui découvre un petit chiot endormi à ses cotés au matin. Sauf que l’enfant que je suis soufflera peut-être sur cinquante bougies l’an prochain… Je prétends avoir vécu jusque là les yeux ouverts, je n’ai pourtant jamais eu ce courage qui transpire de chacun de tes mots. Bravo, et MERCI pour ça et pour tant de lucidité déjà. Je suis fier que l’humanité soit toujours et aussi composée d’êtres merveilleux, même s’ils sont perdus dans cette foule incompréhensible et barbare. Longue et… Read more »

gimenez
Invité

Merci Sarah,je suis tombée par hasard suer toi sur positivir et ton parcours ma touché.J’aimerais beaucoup te rencontrer.Tu crois que ce serait possible.?Avec une amie on veut partir sans argent et echanger notre savoir faire (massage,olfacto,et access bars) contre logis et nourriture.
Mais te rencontrer nos serez utile.
J’ai plus de 50 ans une vie rangée et j’en ai marre ,je veux aller derrière le rideau et voir le beau de l’univers.
Merci pour ta réponse
Plume

zoe
Invité
zoe

je découvre par hasard… je lis avec plaisir, des sourires, des claques, de bien belles vérités… Une telle lucidité, bon sang ! je suis pas la seule ! Merci de tout coeur pour ça (aussi) 🙂 si d’aventures la résignation te côtoie de près, fais moi signe (si tu veux), j’aurais plaisir à essayer de t’aider à la repousser 😉

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